dimanche 21 janvier 2007




Le numero 5 de A Huec ! vient de sortir

A huec est le journal local d’AAP Gasconha Nord. C’est un mensuel qui sort depuis septembre dernier.
Vous pouvez le commander à gasconha.nord@anaram.org

Le sommaire du mois de janvierest le suivant :
-Edito
Occitania L’istòria e la cultura
brèves
Présentation du matériel de campagne
Solidaritat dab la Polinesia
Pays Basque pour le dialogue et la négociation
Apréner l’occitan a Bordèu
Kazim kustule qu’avèva 22 ans
- Pub pour Har Far et les camisetas d’AAP

LETTRE D'IÑAKI

Depuis l'hôpital "12 de octubre", je veux vous faire parvenir ces quelques lignes pleines de force et de courage, pour la lutte de chaque jour, jusqu'à ce qu'Euskal Herria obtienne ce qu'elle mérite en tant que Peuple et en tant que Nation. Comme vous le savez tous, la situation des prisonniers et prisonnières politiques basques ne va pas en s'améliorant, nous faisons l'objet au contraire d'agressions de plus en plus cruelles et impitoyables. Ma situation n'en est qu'un exemple de plus. Tous les prisonniers politiques basques souffrent des mêmes mesures arbitraires, des mêmes irrégularités et du même harcèlement de la part de l'administration pénitentiaire et des pouvoirs de l'État arrogants, tout-puissants et autoritaires, qui se vantent de leur immobilisme; qui font de la vengeance un comportement politique; qui refusent de reconnaître ce que nous sommes, des prisonniers politiques; et, surtout, qui refusent de reconnaître les raisons pour lesquelles nous sommes emprisonné(e)s, qui ne sont autres que la défense face aux agressions historiques que subit Euskal Herria. Seule la résolution des causes du conflit pourra amener la justice et la liberté pour lesquelles nous luttons depuis des générations. L'amnistie, qui n'est pas la simple libération des prisonniers et prisonnières mais qui implique la reconnaissance du conflit politique et sa résolution, est la clé indispensable pour une future solution durable. Nous luttons pour l'amnistie et pour tout ce que comporte ce concept, de toutes nos forces; et avec la même persévérance que depuis des décennies. Et elle arrivera, ça ne fait pas le moindre doute. À nouveau, je vous envoie tout mon courage pour faire face à ce qui arrive, il en faudra beaucoup pour continuer la lutte dans ces conditions. Et je veux également vous envoyer un cri de liberté. Gora Euskal Herria Askatuta! Gora Euskal Herria Sozialista! Aurrera bolie! Iñaki de Juana Chaos Hôpital "12 de octubre" à Madrid

Solidaritat occitana dab inaki e tots los presos politicas dens lo monde



La libertat

Tu que siás arderosa e nusa

Tu qu'as sus leis ancas tei ponhs

Tu qu'as una vòtz de cleron

Uei sòna sòna a plens parmons

Ò bòna musa.

Siás la musa dei paurei gus

Teis uelhs senton la fusilhada

Siás una flor de barricada

Siás la Venús.

Dei mòrts de fam siás la mestressa,

D'aquelei qu'an ges de camiá

Lei gus que van sensa soliers

Lei sensa pan, lei sensa liech

An tei careças.

Mai leis autrei ti fan rotar,

Lei gròs cacans 'mbé sei familhas

Leis enemics de la paurilha

Car ton nom tu, ò santa filha

Es Libertat.

Ò Libertat coma siás bela

Teis uelhs brilhan coma d'ulhauç

E croses, liures de tot mau,

Tei braç fòrts coma de destraus

Sus tei mamèlas.

Mai puei, perfés diés de mòts raucs,

Tu pus doça que leis estelas

E nos treboles ò ma bela

Quand baisam clinant lei parpèlas

Tei pès descauç.

Tu que siás poderosa e ruda

Tu que luses dins lei raions

Tu qu'as una vòtz de cleron

Uei sòna sòna a plens parmons

L'ora es venguda.

LIBERTAT

ARREPRESSION POLITICA EN EUSKADI

Sebas est un militant associatif qui oeuvrait en région parisienne à la pérennité de notre activité radiophonique. En plus de la présidence du bureau, il s'occupait d'une émission basque hebdomadaire Txalaparta dont le ton et le contenu lui ressemblait : chaleureuse, ouverte, solidaire et qui ne s'est jamais écartée de la charte interne de Radio Pays. L'information autour de la situation politique au Pays Basque demeurait la priorité de Sebas, de même que le soutien aux familles des prisonniers basques de la région parisienne : un travail qu'effectue Radio Pays pour la communauté corse par exemple.

C'est pourquoi, son arrestation samedi dernier puis à présent son incarcération à Madrid a eu l'effet d'un couperet qui s'abat sur notre station. Quels faits lui reproche-t-on ? Nous connaissons bien Sébastien, il a toujours été transparent dans ses activités, travaillant toujours en collectif, s'inquiétant du point de vue des autres et de sa responsabilité vis à vis de notre antenne, mais aussi de ses proches, etc. D'après ce que l'on a appris, les autorités espagnoles veulent faire passer Sébastien pour un propagandiste militaire, qui diffuserait des informations à Paris mettant en danger la sécurité de l'Etat espagnole. Au vue de notre travail commun, cette affaire nous paraît donc invraissemblable. Sébastien aurait signé une déclaration ? Si c'est le cas, nous voulons connaître les conditions de cette déclaration. Sur notre antenne, trop de témoignages autour de la pression morale exercée par les autorités concernées ont été diffusés, qui peuvent ainsi nous faire douter de la crédibilité d'une telle déclaration.

Alors, nous nous interrogeons sur les raisons de son arrestation. Sebas allait bien sûr réaliser un reportage sur le mouvement pro-amnistie auquel il se rendait en compagnie d'une délégation internationale. Son statut de journaliste a-t-il joué en sa défaveur ? L'information devait-elle être muselée ou controlée ? Nous connaissons aussi les méthodes musclées de cette même autorité et nous espérons que l'intégrité morale et physique de la personne de Sebas n'a pas été atteinte par cette répression. Nous ne voulons pas que Sebas paie la note pour sa seule et unique solidarité en faveur d'une information libre et plurielle. Nous soutiendrons coûte que coûte Sebas, nous ne le laisserons pas aux prises d'une justice expéditive et opaque.

De notre côté, trois actions ont été menées depuis la nouvelle de son incarcération : une émission spéciale avec les témoins de l'arrestation le mardi 09 janvier, émission consultable sur notre site (www.radiopays.org), la continuité de ses émissions hebdomadaires qui vont reprendre dès le 16 janvier au soir, enfin la création en collaboration avec d'autres ami(e)s et proches de Sebas d'une adresse de soutien qui centralisera et diffusera toutes les informations autour de sa situation carcérale : libertepoursebas@no-log.org.

Au nom de la lutte pour les droits de la personne et du droit à l'information.

La rédaction de Radio Pays.


Bédouret a dénoncé avoir subi des menaces et reçu des coups

Comme Sebas Bédouret l'a dit hier à son avocat, la Guardia Civil,
après l'avoir arrêté, l'a torturé, et à la caserne d'Intxaurrondo et
à la caserne de Madrid. Le journaliste qui était présent samedi pour
se rendre à l'acte organisé par le mouvement pro-amnistie a tout nié
devant le juge, mais il a néanmoins été incarcéré pour "collaboration
avec ETA".

MADRID

Sebas Bédouret, le journaliste de la radio Txalaparta de Paris, a
fait savoir hier à son avocat que pendant les trois jours qu'il a
passé avec la Guardia Civil il a subi menaces, mauvais traitements et
tortures.

Samedi, la Guardia Civil l'a arrêté lors d'un contrôle quand il se
rendait au Vélodrome d'Anoeta avec d'autres représentant
internationaux dans l'intention de participer à l'acte organisé par
le mouvement pro-amnistie. D'après ce qu'il a dit à son avocat, la
Guardia Civil a fait descendre tout le monde de l'autobus, et à la
fin du contrôle, alors que tout le monde remontait dans le bus en
récupérant ses papiers d'identités et allait s'asseoir, c'est là
qu'ils lui ont demandé si le sac à dos qui était sur son siège était
à lui.

Après avoir reconnu qu'il était à lui, ils l'ont fait à nouveau
descendre du bus, et ils lui ont dit que dans ce sac il y avait
quelques CD et un exemplaire de la revue d'ETA "Zutabe". Bien qu'il
ait dit et répété que cela n'était pas à lui et qu'il ne comprenait
rien, il a été emmené à la caserne d'Intxaurrondo.

A neuf reprises

Il a dit à son avocat que là, ils l'ont mis face à un mur et que "à
neuf reprises, jusqu'à ce qu'il apprenne par coeur une fausse
déclaration, ils l'ont sans arrêt insulté, menacé et roué de coups".
Entre autres, ils lui disaient qu'ils allaient arrêter sa copine qui
est dans son huitième mois de grossesse. Ils l'ont aussi exposé à un
froid glacial.

Après avoir reconnu, contre sa volonté, que les CD et le "Zutabe"
étaient bien à lui et qu'il avait la charge de les distribuer dans
deux bistrots de Paris, ils l'ont amené à Madrid. Il a fait le voyage
jusqu'à Madrid avec quatre gardes civils, la tête entre les genoux et
les mains attachées. Bédouret a expliqué que, comme la déclaration
précédente n'était pas suffisante, il a été obligé de déclarer qu'il
était en possession d'un code de sécurité. Malgré le froid glacial
qu'il faisait dans la caserne de Madrid, il a été mis presque nu, et
les cris et les menaces ont continué jusqu'à ce que les gardes aient
entendu ce qu'ils voulaient. Pendant les trois jours, il n'a pas pu
dormir, et il a refusé de manger.

Quand il a été présenté au juge lundi, il est revenu sur ses
déclarations en expliquant qu'il les avait formulées sous la torture,
mais le juge Ismael Moreno l'a fait incarcérer à la prison de Soto
del Real sous l'accusation de "collaboration avec ETA".

Bédouret a dénoncé le fait que son arrestation est un "montage
policier" et qu'ils l'ont obligé "à faire une fausse déclaration sous
la torture".

"On torture aussi les solidaires"
Askatasuna a déclaré que ce qui est arrivé à Sebas Bédouret prouve
que le gouvernement espagnol utilise la torture contre les citoyens
basques mais aussi contre les citoyens solidaires du peuple basque,
d'où qu'ils viennent. L'organisation anti-répressive dénonce non
seulement que ce qui est arrivé à Sebas Bédouret est un "montage",
mais met aussi l'accent sur le fait que "les tortures, la répression
et les situations extrêmes de ce type" doivent disparaître. "Les
gouvernements espagnol et français doivent une fois pour toutes
cesser de conditionner la vie politique d'Euskal Herria et doivent
cesser d'utiliser ce rouleau compresseur contre ses citoyens", a
déclaré Askatasuna.

Gara (2007-01-10)

Sébastien Bédouret
C. P. MADRID V
Ctra. Comarcal 611, km. 37,6
28791 - Soto del Real
(Madrid)

Liberté pour Sébastien BEDOURET!

Sébastien BEDOURET militant français de la solidarité basque, résident à Paris, arrêté à Donosti (Saint Sébastien) samedi 6 janvier est incarcéré à la prison Soto del Real de Madrid depuis cet après-midi 8 janvier. L'inculpation qui serait de collaboration…avec ETA semble particulièrement de circonstance et peut être liée à la conjoncture de ces derniers jours…prendre en otage un français "solidaire du terrorisme" ça rassure les béligueux et fascistes de tout poil! (pour l'instant pas les éléments à charges de cette inculpation)

Sébastien journaliste qui ose parler sur une radio de la situation en pays basque (http://www.radiopays.org/euskadi/)

Sébastien qui apporte son amitié et sa solidarité aux prisonnier(es) basques incarcéré(es) en France et en Espagne, plus de 650, dont 161 en France à ce jour

Sébastien qui a apporté son savoir faire à la réalisation d'un site (pour l'instant bloqué suite à son arrestation) qui explique, dénonce, qui en fait "donne à voir" une réalité autre que celle décrite par les spécialistes "de la question basque", journalistes, policiers, juges et autres politiques. (http://www.spbl-paris.org/)

Sébastien cet ami fougueux dans son engagement, confiant que, malgré tout, un jour toute cette répression cessera, que les droits des basques seront enfin reconnus.

Sébastien bientôt papa, en février… ne doit pas rester en prison, il faut qu'il sorte vite, en attendant vous pouvez dés demain matin faire un geste concret:

Vous pouvez lui envoyer un télégramme, postal ou par téléphone, ils sont obligés de lui donner, pas comme une lettre qu'ils peuvent retenir pendant des semaines.

Merci de me le dire si vous avez fait ce geste de solidarité

Je pense bientot pouvoir vous donnez d'autres infos, et vous pouvez bien sur transmettre cet appel à tous vos contacts amis

Stéphane Hardy Comité Solidarité Basque LILLE - csblille@aol.com

VRAIMENT CELA SERAIT BIEN ET JUSTE DE LE FAIRE

Voici l'adresse

Sébastien Bédouret

C. P. MADRID V
Ctra. Comarcal 611, km. 37,6
28770 - Soto del Real
Madrid

Et pendant ce temps un autre Militant Basque, Inaki De Juana Chaos est en grève de la faim depuis 64 jours!

haertèra de l'arrepression politica en euskadi!autodeterminacion!!!

ANARAM

ANARAM AU PATAC, QU'ES AQUÒ ?

Anaram Au Patac qu’ei un movement de l’esquèrra revolucionària occitana. Lo noste anar dab l’identitat nosta, la tèrra nosta, qu’ei basada sus la volentat de bastir l’Occitània dab totas e tots l@s qui i víven, d’on que sian. E aquò dens ua logica de justícia sociau, de solidaritat, de paratge de las riquessas, d’internationalisme, mes tanben dens lo ben-estar de la lenga e de la cultura nostas. Ne credem pas dens la superioritat de la nosta identitat sus la de qui que sia, mes ne credem pas tanpòc qu’agim d’escóner-la o de deishar-la crebar.

AAP qu’ei a la crotzada enter Occitània e Revolucion sociau. Qu’arrefusam l’idea d’ua França Ua e indivisibla, centralizatritz, com un modèle politic definitiu, de la medisha faiçon qu’arrefusam l’idea que lo capitalisme sia l’unic modèle economic qui sia possible. D’autes vias d’organizà’s tant politics qu’economics que son possibles e necessaris.

Un element essenciau de las lors apitadas qu’ei de botar en plaça estructuras de lutas e de perpausicions popularas hòrtas. AAP qu’ei sus aqueste camin : en miar accions reivendicativas de cap a las agressions fascistas, capitalistas, imperialistas mes tanben en participar a la mesa en plaça d’alternativas.

AAP que’s caracteriza per un arrefús d’alinhament ideologic a ua pensada unica qui sia marxista, comunista, ecologista o libertària. AAP qu’ei un equilibri revolucionari e occitanista enter l@s militant-as.

Anaram Au Patac est un mouvement de la gauche révolutionnaire occitane. Notre rapport à notre identité, à notre terre, est basé sur une volonté de construire l’Occitània avec tous ceux et toutes celles qui y vivent, d’où qu’ils viennent. Et ce dans une logique de justice sociale, de solidarité, de partages des richesses, d’internationalisme, mais aussi dans l’épanouissement de notre langue et de notre culture. Nous ne croyons pas à la supériorité de notre identité sur celle de quiconque, mais nous ne croyons pas non plus que nous ayons à la cacher ou à la laisser disparaître.

AAP se situe au carrefour entre Occitània et Révolution sociale. Nous refusons l’idée d’une France Une et Indivisible, centralisatrice, comme un modèle politique définitif, tout comme nous refusons l’idée que le capitalisme est l’unique modèle économique possible. D’autres modes d’organisations, tant politiques qu’économiques sont possibles et nécessaires.

Un élément essentiel de leurs élaborations est la mise en place de structures de luttes et de propositions populaires fortes. AAP se place sur ce chemin : en menant des actions revendicatives face aux agressions fascistes, capitalistes, impérialistes mais aussi en alimentant la mise en place d’alternatives.

AAP se caractérise par un refus d’alignement idéologique à une pensée unique qu’elle soit marxiste, communiste, écologiste ou libertaire. AAP est un équilibre révolutionnaire et occitaniste entre les militant-es

www.anaram.org

HARTERA!!

L’occitan qu’ei ua lenga dialectau parlada despuish Gasconha dinc a las valadas italianas, d’Auvernha dinc a la Mediterranèa. Qu’ei compresa per 6 milions de personas e parlada per 3 milions. Mei de 2000 mainatges que son inscriuts a Caladreta (escòlas imersivas en occitan).

L’occitan est une langue dialectale parlée de Gascogne jusqu’aux vallées italiennes, d’Auvergne jusqu’à la Méditerranée. Elle est comprise par 6 millions de personnes, parlée par 3 millions. Plus de 2000 enfants sont inscrits à Calandreta (écoles immersives en occitan).

  • Hartèra ! Qu’es aquo ?

Hartèra ! que’s presenta com lo movement de la joenessa revolucionària d’Occitània, non pas sonque un movement de joenessa per amor de l’atge deus sons militants mes tanben per amor que se’n vòu préner taus problemas especifics de la joenessa dens la societat capitalista. (lo navèth contracte CPE, lo chaumar, las refòrmas liberaus de l’ensenhament..)

Hartèra ! se présente comme le mouvement de la jeunesse révolutionnaire d’Occitanie, un mouvement dejeunesse non seulement à cause de l’âge de ses militants, mais aussi parce qu’il entend s’attaquer aux problèmes spécifiques de la jeunesse dans la société capitaliste.(nouveau contrat première embauche (CPE) qui accentue la précarité, chômage, réformes libérales de l’enseignement..)


  • Perqué revolucionaris ?

Que vivem dens lo sistèma capitalista qu’ei de hèit injust. Lo son prètzhèit qu’ei que lo qui aja lo mèi d’argent e qui’s detien donc los mejans de produccion qu’a mei de drets que non pas lo qui n’a pas arren e qui’s deu véner la fòrça de tribalh. En mei, aqueste sistèma d’espleitacion deus òmis e de la natura ne pòt pas estar vitau suu long tèrmi, per amor qu’ei basat sus un usatge unic de las ressorças, shens chepic de las consequiéncias.

Aqueste sistèma inic non pòt pas estar reformat o esmandat. N’existeish pas de capitalisme de cara umana. Qu’ei per aquo que siam revolucionaris.

Nous vivons dans le système capitaliste,injuste à la base. Il part du principe que celui qui a plus d’argent et qui possède donc les moyens de production a plus de droits que celui qui n’en a pas et qui doit vendre sa force de travail. De plus, l’exploitation des humains et de la nature qu’il opère n’est pas viable à long terme, car basé sur un usage unique des ressources, sans soucis des conséquences. Ce système inique ne peut être réformé ou amendé : il n’y a pas de capitalisme à visage humain. C’est pour cela que nous sommes révolutionnaires.



  • Perqué occitanistas ?

L’occitan qu’ei ua lenga enqüèra viteca. 3 milions de locutors, qu’ei ua de las lengas minorisadas la mei parlada. Mes los occitans que demoran mespresats per la politica d’imperialisme culturau de l’estat françès. Lenga qualificada de « patois », arrefus de tota presénci dens la vida publica, que patim shens cès ni pausa atacas tà har morir la lenga e la cultura nostas. Que las volem contunhar de har víver per amor que son la riquessa nosta. Qu’arrefusam l’uniformizacion culturau qui’ns vòu har consomadors deus bons. Que lutam entà la lenga nosta, entà contunhar de víver com ac volem. Que demandam lo dret a la dignitat, lo dret a la diferéncia. Qu’arrefusam tanben l’idea d’ua cultura unica e impausada.


Hartèra ! que’s vòu obert a tots e totas los joens que viven en Occitània. Que rejetam tot chovinisme que voleré har de l’occitan ua cultura embarada sus èra medisha e etnocentrista. Qu’assolidam haut e clar la nosta solidaritat dab tots los pòbles en luta.


Entà contactà’ns, discutir, bever un còp o juntà’ns...

L’occitan est une langue encore bien vivante. Avec 3 millions de locuteurs, c’est une des langues minorisées la plus parlée. Mais les occitanophones restent méprisés par la politique d’impérialisme culturel de l’Etat français. Langue qualifiée de « patois », refus de toute présence dans la vie publique, nous subissons sans cesse des attaques visant à faire mourir notre langue et notre culture. Nous voulons continuer à les faire vivre, car elles sont une richesse commune. Nous refusons l’uniformisation culturelle qui tend à faire de nous de bons consommateurs : nous luttons pour notre langue, pour continuer de vivre comme nous le souhaitons. Nous réclamons le droit à la dignité, le droit à la différence, et refusons l’idée d’une culture unique et imposée.


Hartèra ! se veut ouvert à tous les jeunes vivant en Occitanie. Nous rejetons tout chauvinisme qui voudrait faire de l’occitan une culture refermée sur elle-même et ethnocentriste. Nous affirmons haut et fort notre solidarité avec tous les peuples en lutte.

www.hartera.org